Pourquoi un meuble standard ne marche pas sous une pente
Un caisson du commerce est un rectangle. Sous un rampant, il se cale sur la hauteur du point le plus bas, ou bien il est poussé vers le centre de la pièce jusqu'à trouver sa hauteur. Dans les deux cas, le triangle entre le haut du meuble et la pente reste vide, et ce vide représente souvent la moitié du volume de rangement possible.
Le sur-mesure part du problème inverse. On relève l'angle réel du rampant, on dessine le meuble avec ce même angle, et le vide disparaît. C'est l'endroit de la maison où le sur-mesure ne se discute pas vraiment : il ne s'agit pas de finition, il s'agit de volume utile.
Les trois mesures qui décident de tout
Avant de parler matières ou finitions, trois chiffres cadrent le projet. Ils se relèvent en une visite.
- L'angle du rampant. Il est rarement rond, et il varie parfois d'un bout à l'autre du mur dans une construction ancienne. Chaque montant est recoupé à l'angle mesuré chez vous, pas à un angle théorique.
- La hauteur au point bas. En dessous d'environ 40 cm, on range à plat, en tiroir ou en bac coulissant. Au-dessus, une penderie courte devient possible. C'est ce chiffre qui décide de ce que le meuble peut réellement accueillir.
- La profondeur disponible au sol. Elle fixe la largeur des tiroirs et détermine si une porte battante peut s'ouvrir sans buter sur la pente.
Coulissant ou battant : le vrai arbitrage
Une porte battante a besoin d'un débattement devant elle, et sous une pente ce débattement se heurte vite au plafond bas. Une porte coulissante ne demande rien à la pièce, mais elle condamne toujours la moitié de l'ouverture et elle impose un rail, donc une hauteur constante en haut du meuble.
En pratique : couloir étroit ou passage sous rampant, le coulissant s'impose. Chambre où l'on veut voir toute la penderie d'un coup, le battant reste plus confortable si la hauteur le permet. Sur les projets bas, la réponse est souvent ni l'un ni l'autre : des tiroirs et des bacs coulissants, qui sortent vers vous au lieu de s'ouvrir vers le haut.
Ce qu'on peut loger sous un rampant
La zone basse, celle que tout le monde abandonne, est celle qui rend le plus une fois traitée en tiroirs profonds : linge de maison, valises, affaires de saison. La partie haute, où l'on tient debout, accueille la penderie ou une bibliothèque.
Un bureau se loge bien sous une pente, à condition de placer l'assise du côté haut : on est assis, donc la hauteur sous plafond compte moins que sur un meuble où l'on se tient debout. Sur un de nos chantiers, un comble vide est devenu une penderie et un bureau découpés au degré près de la pente, avec des portes coulissantes qui gardent le passage dégagé.
Comment nous fabriquons ces meubles
Le relevé se fait chez vous, à la main et point par point, parce qu'un mur ancien n'est ni droit ni d'aplomb. Nous modélisons ensuite le meuble en 3D pour valider les volumes et les ouvertures avant de lancer quoi que ce soit.
La fabrication a lieu dans notre atelier de 550 m² à Cachan, puis nous posons chez vous. Un meuble sous rampant se pose en éléments, jamais d'un bloc : c'est ce qui permet de le faire monter dans un escalier étroit et de le régler contre un mur qui n'est pas droit.

