Séparer ce qui est fixe de ce qui s'adapte
Un concept qui tient sur dix adresses est un concept dont on a écrit, dès la première, ce qui n'a pas le droit de bouger. En général : la palette de matières, les teintes exactes, la hauteur du comptoir, le dessin des chants et des joints, la logique d'éclairage.
Tout le reste s'adapte. Un linéaire de 6 mètres devient 4,20 m dans le local suivant, et c'est normal. Ce qui ne doit pas arriver, c'est qu'un menuisier local règle ce problème en changeant une teinte ou une épaisseur parce que c'est ce qu'il avait en stock.
Le premier point de vente sert de prototype
Le premier est toujours le plus long et le plus cher, et c'est logique : on y résout des problèmes qu'on ne repaiera pas ensuite. C'est là qu'on fige les détails, qu'on monte à blanc en atelier, et qu'on écrit ce qui devient le cahier des charges des suivants.
À partir du deuxième, la fabrication accélère parce que les plans d'exécution existent, que les matières sont référencées et que l'atelier connaît les gabarits. La conception, elle, reste à refaire pour chaque local.
Ce qui coûte cher en série et ce qui ne coûte rien
Ne coûte presque rien à répéter : une même teinte, une même quincaillerie, un même détail de chant, un même principe de montage. Chaque répétition amortit le réglage machine et l'approvisionnement.
Coûte cher à chaque fois : une implantation refaite de zéro, une matière changée en cours de déploiement, et surtout un délai différent par site. Grouper deux ou trois ouvertures dans la même fenêtre de fabrication change le prix bien plus que négocier la matière.
Un seul interlocuteur, ou un par ville
Confier chaque ouverture à un artisan local paraît pratique, et ça l'est pour la logistique. Le coût apparaît au troisième site, quand personne ne détient plus la référence de ce qui a été fait au premier, et que les teintes commencent à diverger d'une adresse à l'autre.
Nous concevons, fabriquons dans notre atelier de 550 m² à Cachan et posons nous-mêmes, ce qui garde une seule référence pour toute la série. En contrepartie, la pose lointaine se planifie et se transporte, et cela se chiffre honnêtement au cas par cas.
Les contraintes qui changent d'un local à l'autre
Chaque adresse a ses propres règles, et elles arrivent toujours plus tard qu'on ne voudrait.
- Le classement ERP du local, qui décide de la réaction au feu des matériaux posés.
- Les règles d'accessibilité, qui fixent les largeurs de passage et la hauteur d'une banque d'accueil.
- Le règlement de copropriété et les horaires de travaux autorisés.
- Les autorisations de façade et d'enseigne, différentes dans chaque commune et plus strictes en secteur protégé.
- L'accès au local le jour de la pose : quai, ascenseur, largeur d'escalier, stationnement.

